France – Argentine : Les raisons d’y croire !

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Contrairement aux matchs de poule, l’Équipe de France va affronter une équipe avec des individualités beaucoup plus fortes en qualité bien que le collectif soit moins bien huilé que celui des Bleus. Au vu des matchs de groupe, l’Équipe de France semble bien supérieure à l’Argentine, voici les raisons d’y croire.

Des bases solides

Si Didier Deschamps semble mettre en place les mauvais systèmes dans les mauvaises rencontres, il y a quand même bien une chose sur laquelle les Bleus peuvent être confiants contrairement aux argentins, c’est la défense. En enlevant la production de jeu au milieu de terrain et l’animation offensive, bien qu’elles soient faibles dans les matchs de poule, le problème des latéraux semble résolu avec Lucas Hernandez et Benjamin Pavard, qui ont su tenir leur rôle lorsqu’ils ont été tituralisés. Avec la paire Umtiti-Varane, c’est dans son ensemble, dans sa communication, dans sa complémentarité et son organisation que l’arrière garde française inspire confiance. Cela fait une certitude, et déjà une de plus que toute l’équipe argentine réunie.

Une équipe argentine en détresse tactiquement

Face à l’Équipe de France, Jorge Sampaoli devrait faire jouer son équipe en 4-3-3 avec Lionel Messi en faux neuf. Pour ceux qui n’ont pas ou peu vu les matchs de l’Argentine, l’Albicéleste est beaucoup plus désorganisée que les Bleus. Les points faibles argentins sont nombreux et ils correspondent parfaitement aux qualités des joueurs que l’on possède. Défensivement, elle compte sur une charnière Rojo-Otamendi qui a beaucoup de mal à trouver sa complémentarité. Les latéraux semblent être les pires de tous. Peu efficaces offensivement, ils laissent des largesses défensives dans leur dos, concèdent beaucoup de fautes, et sont fébriles face à leur adversaire direct, que cela soit techniquement ou physiquement, ils sont clairement le tendon d’Achille de l’équipe. C’est une équipe qui n’arrive pas manier le ballon, et qui dès qu’elle en a l’occasion, va chercher Messi le plus rapidement possible, même si le jeu ne le demande pas, et c’est aussi ce qui l’handicape : elle est beaucoup trop dépendante de son capitaine. En ce qui concerne le milieu de terrain, le trio devrait être Biglia, Mascherano et Banega, autrement dit une animation assez lente dans la possession du ballon et assez peu physique face au milieu tricolore.

Et le meilleur système serait…

Au vue des difficultés tactiques de l’Argentine, il serait préférable d’évoluer en 4-3-3 en gardant la défense classique Hernandez, Umtiti, Varane et Pavard. N’golo Kanté en milieu défensif et qui devrait faire un marquage individuel sur Messi, car il est tout d’abord notre poumon de la récupération, mais aussi le seul à pouvoir tenir 90 minutes à ne pas lâcher la Pulga. Devant lui, Pogba et Tolisso, pour la simple et bonne raison qu’ils ont cette capacité à tenir le ballon lorsqu’il faut construire ou calmer le jeu, mais aussi celle de faire la différence depuis leur poste, que cela soit par la qualité de passes de Pobga, ou la perforation de lignes de Tolisso. De plus, avec ce milieu, nous prendrions le dessus sur le plan physique, athlétique et technique. Vient maintenant les postes offensifs. Bien qu’il est préférable de ne pas faire évoluer deux joueurs au même profil sur la pelouse, et encore moins d’entrée de jeu, il serait regrettable de ne pas profiter à plein nez de leur faible capacité à défendre, ce qui nous pousse à souhaiter voir Dembélé et Mbappé titularisés sur les ailes. Comme dit précédemment, les largesses qu’ils laissent entrevoir, l’infériorité de s’imposer techniquement contre ces deux joueurs redoutables en un contre un, est un de leur point rouge sur lequel il faudra appuyer. Face à une défense centrale qui est loin d’être inébranlable, un Antoine Griezmann serait la meilleure option pour déstabiliser et profiter de ce manque de complémentarité entre les deux défenseurs. Sa capacité à s’intercaler entre les lignes, à jouer en une touche de balle et à accélérer serait de loin une meilleure idée face à une défense mal en point. Il est clair qu’au vu des joueurs que l’on possède offensivement, le jeu demande une transition au sol, rapide et concise, ce qui est la spécialité du Colchoneros.

L’adversaire semble si fragile, l’équilibre si bancal et Messi si seul, que nous aurions d’énormes regrets si nous ne parvenions pas à nous qualifier. Quelle que soit la façon, nous devons nous qualifier, ALLEZ LES BLEUS !

Yan Houdry

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