Interview D. Roustan (Partie 1)

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Véritable figure du journalisme footballistique et encyclopédie des Coupes du Monde, Didier Roustan a accepté de répondre à nos questions. Dans cette première partie, celui qui possède sa propre émission sur L’Équipe, s’est livré sur ses débuts dans le football et ses débuts dans le journalisme.

A l’âge de 16 ans, vous jouiez sous les couleurs de l’AS Cannes, qui à l’époque avait son équipe professionnelle en seconde division, pour quelles raisons vous n’êtes devenu football professionnel ?

A cette époque j’évoluais en cadet critérium, et arrive Robert Domergue, un entraineur réputé puisqu’il avait entrainé l’OM et Valenciennes. Il s’intéressait beaucoup aux jeunes et m’a repéré avec deux trois autres. De ce fait, j’allais quelques fois m’entraîner avec les professionnels. A partir de mes 16 ans, plus les années passaient plus le football devenait contraignant, ça m’embêtait plus qu’autre parce que je faisais plus ça par plaisir, pour jouer avec mes potes. Et quelques années après j’ai arrêté.

Après cela, qu’est-ce qui vous a poussé à devenir journaliste ?

Je ne voulais pas être journaliste à la base. Je voulais surtout vite gagner ma vie et être indépendant. J’ai passé mon bac et débuté un professorat d’éducation physique, étant donné que j’aimais beaucoup le sport. Mais quand j’ai vu qu’il y avait la physiologie et d’autres choses à apprendre auxquelles je n’avais pas pensé, je n’ai plus voulu faire cela. Et puis un jour j’ai eu l’opportunité de faire un stage de trois mois à TF1, et au fur et à mesure des tâches qu’on me donnait j’ai beaucoup satisfait Georges de Caunes, qui était à l’époque chef du service des sports sur TF1. Et à ce moment venait la création de Téléfoot, et comme ils étaient en manque d’effectif ils ont décidé de m’embaucher, j’y suis finalement resté 14 ans.

Vous avez donc appris le métier par vous-même, est-ce que donc vous trouvez que les journalistes d’aujourd’hui s’attardent plus sur la rumeur qui peut faire le buzz au détriment de vraies analyses du terrain ?

Aujourd’hui on en parle beaucoup, mais parler de foot toute une journée c’est beaucoup, donc ils cherchent à combler le vide, et essayer de rendre intéressante une déclaration ou un geste. Au contraire de l’époque, il n’y a plus de suivi des journalistes, chacun dit un peu ce qu’il veut car il y a tellement de choses que leur patron ne peut pas tout voir. Aujourd’hui, beaucoup disent n’importe quoi, ils disent tout et son contraire d’un jour à l’autre, et ils ne sont jamais remis en question. Le problème vient du fait que lorsqu’on est un fan de football, on écoute tout ce qu’il se dit, et eux ça leur va car il n’y a pas de véritables recherches à faire.

Quel a été le but qui vous la plus marqué ou ému ?

Il y a des tas de buts et des tas d’actions, mais c’est vrai que pour l’avoir vécu au stade Azteca, je pense que c’est le but de Maradona en 1986 contre l’Angleterre où il dribble toute l’équipe. Quand on pense à son action, ce à quoi il pense en dribblant les joueurs, l’importance du match aussi car c’était un quart de finale de Coupe du Monde, ce but est vraiment l’un des sommets.

Yan Houdry

Lire la deuxième partie de l’interview.

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