Invaincu en Premier League en 8 matchs, 100% de victoires en Ligue des Campions, une moyenne de 3 buts par match, Guardiola semble enfin réussir son pari avec Manchester City. Arrivé l’année dernière, Pep, a souvent été décrié. Pas au niveau des attentes, les observateurs lui ont notamment reprochés un marché des transferts aux nombreuses dépenses pour ne finir « que » 3e de Premier League, et son élimination par Monaco en 1/8e de final de la Ligue des Champions. Cette année les citizens semblent s’être adapté à la méthode du catalan. Benchr vous propose de décrypter cette métamorphose.

Revue d’effectif

L’été 2017 à été marqué à city par un grand nombre de départ: pas moins de 12 (6 ventes et 6 non renouvellements de contrat). La philosophie de Guardiola pour cet été, était de rajeunir l’effectif et lui apporter de la fraîcheur. Si les joueurs plutôt âgés sont gentiment poussés par la sortie par l’entraîneur catalan, les arrivés viennent conforter cette idée de renouveau et de fraîcheur. Sur les 5 recrues de cet été, 3 ont moins de 24 ans. De jeunes pousses donc, mais expérimentés et prêtes à jouer. « Pep » cherche à s’appuyer sur des joueurs à mentalité offensives et plutôt doués techniquement. Même dans ses choix de défenseur, Guardiola mise sur l’apport offensif plutôt que l’assurance défensive à l’image de Mendy très offensif.

Le recrutement de cette année est simplement venu étoffer celui de l’an passé déjà assez conséquent. Avec les arrivées de Leroy Sané et Gabriel Jesus, l’entraîneur des citizens s’était déjà renforcé offensivement. Le moins que l’on puisse dire c’est que la sauce a eu du mal a prendre. Stones et Sané trop souvent irrégulier et G. Jesus blessé gravement et trop tôt dans la saison, n’as quasiment pas joué. Avec l’apport de Mendy et Walker dans les couloirs le jeu de City prend une autre ampleur. Clichy et Sagna en fin de carrière n’avait peut-être plus le jus nécessaire à apporter pour le jeu préconisé par le catalan.

City s’est beaucoup renforcé en défense cette été. Cependant la réussite est total. Un apport offensif massif des latéraux, une sécurité défensive avec Stones qui à enfin régulé son jeu associé à Otamendi moins gêné dans son placement et ses interventions, ont permit au citizens de n’encaisser que 4 buts en Premier League. Les skyblues sont moins gênés défensivement aussi grâce à une meilleur maîtrise du jeu. La possession (65% en moyenne par match) et la justesse technique (89% de passes réussies) permettent à City d’être moins préoccupé par les taches défensives. Dans un fauteuil en défense, Manchester City est moins inquiété et encaisse moins.

Sauce catalane

La méthode « Pep » prend forme. Ce qui à fait sa grande réussite au Barça, semble enfin prendre vie et cela grâce a un réajustement tactique. L’an passé les Citizens ont majoritairement évolué dans un 4-2-3-1 (16 match, 11 victoires, 2 nuls, 3 défaites). Alors qu’en 4-3-3, il avait obtenu la saison dernière un excellent ratio puisqu’il a utilisé ce système à 6 reprises pour… 6 victoires. Cette année le coach de Man City est repassé dans son système préféré, le 4-3-3. Ce système semble mieux correspondre à City. Avec le 4-3-3, les latéraux ont beaucoup plus l’occasion de prendre le couloir et les deux excentrés de rentrer plus rapidement dans l’axe. Un réajustement qui facilite le jeu de City.

Guardiola à réussi à recréer ce qui à fait son succès en catalogne. Un milieux parfaitement équilibré et très technique avec les apports de Silva et De Bruyne. Fernandinho beaucoup plus athlétique occupe un rôle de récupérateur. Un équilibre parfait à l’image du mythique milieux « Busquets – Xavi – Iniesta ». La vitesse et la percussion sont également au rendez-vous. Sané et Sterling envoyés sur les cotés sont deux fusées extrêmement doués techniquement avec une capacité de percussion et d’élimination. Enfin, un buteur qui marque et sert de relais pour la construction des actions. Gabriel Jesus et Aguero rentrent parfaitement dans ce rôle et enchaînent les buts (6 buts chacun en Premier League).

Contrairement au Barça version Guardiola, le City version « Pep » propose un jeu plus rapide, et plus tourné vers l’avant. Utilisant à merveille la vitesse amené par les couloirs, City propose une variante au jeux à la barcelonaise: le contre. Même si la majeur parties des actions sont construites, les situations placées sont moins lente qu’avec la version barcelonaise et les contres plus nombreux. Résultat ? Des scores fleuves, peu de buts pris, et des joueurs qui explosent.

De Bruyne mania

La réussite de ce nouveau City s’explique aussi par la grande forme d’un homme: Kevin De Bruyne. Adoubé par son coach récemment:  « Il n’y a qu’un seul meilleur joueur (Messi). C’est le deuxième meilleur joueur en Europe actuellement« . Comment expliquer cette déclaration de Guardiola ? La saison passé De Bryune avait déjà été un élément clé du jeu proposé par City avec 18 passes décisives et 6 buts. Cette saison De Bruyne est situé plus bas et un peu plus libre sur le terrain. Le belge est déjà à 6 passes décisives (sans compter les nombreuses passes clés). Un énorme volume de jeu et une justesse technique lui permettent de s’imposer comme LE joueur de City. En moyenne par match, le belge effectue 73 passes par match contre 55 l’an passé. Sa capacité à jouer vers l’avant (43 passes par match vers l’avant) permet un jeu plus offensif de Man City.

Emporté par l’élan De Bruyne, des joueurs se révèlent eux aussi. La défense centrale semble beaucoup plus régulière. Mais surtout, c’est l’explosion du trio Sané – Sterling – Jesus. Sterling a déjà marqué presque autant de but que sur l’ensemble de la saison dernière (7 buts l’an passé, 6 cette année). Même constat pour Sané qui à de plus égalé son nombre de passes décisives (déjà 4 buts et 3 passes décisives). Quand G. Jesus n’est pas blessé, il marque. Pour cause il a déjà marqué 6 buts tout comme Aguero.

En définitive, Guardiola a su après deux ans sur le banc mancunien, modeler son équipe à l’image de ce qui est sa philosophie et son travail. La saison est donc bien lancée pour Manchester City, reste désormais à voir jusqu’où cette équipe va arriver.

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