Les outsiders #7 : Danemark

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Au même titre que le Pérou, le Danemark sera l’un des trois adversaires de l’Équipe de France lors de la phase de poule. Absente de la dernière Coupe du Monde, les Dynamites Danoises reviennent dans le plus grand des tournois avec une équipe très compétitive. Focus sur un petit pays aux nombreux talents qu’il faudra surveiller de près dans ce Mondial 2018.

Un effectif de qualité

Si le Danemark n’a apriori pas la notoriété du Mexique ou de la Suède, ce petit pays scandinave compte tout de même de nombreux joueurs de qualités au sein de son effectif, et ce à chaque poste, en commençant par le gardien, qui n’est autre que Kasper Schmeichel, champion d’Angleterre avec Leicester City en 2016. En défense, l’équipe compte Simon Kjaer (Séville) et Andreas Christensen (Chelsea) dans ses rangs, qui feront bénéficier de leur expérience au plus haut niveau européen. Mais le meilleur de l’équipe se situe au milieu de terrain et en attaque. Avec respectivement Christian Eriksen (Tottenham), Lasse Schone (Ajax) et Lukas Lerager de Bordeaux dans l’entrejeu danois, et Martin Braithwaite, Kasper Dolberg et Andreas Cornelius dans la partie offensive de l’équipe. Le Danemark a donc du potentiel et pour les Bleus, il faudra tout faire pour ne pas les sous-estimer.

Un entraineur qui a gagné le respect

Très critiqué depuis sa prise de fonction et le limogeage Morten Olsen qui avait raté la qualification pour l’Euro 2016, Age Hareide a réalisé un beau parcours qualificatif et par ce biais, gagné le respect de tous les danois qui s’interrogeaient sur le fait qu’un norvégien dirige les Dynamites Danoises. L’ancien international a construit, avec comme chef de file C. Eriksen, un véritable groupe -qui malheureusement en est devenu trop indépendant- autour de la plaque tournante de l’équipe.

Le collectif dans le mental

Le Danemark ne suit pas réellement une philosophie de jeu précise et dictée par Age Hareide. Malgré un effectif très riche en qualité et en expérience, le technicien norvégien a fait l’erreur de s’appuyer beaucoup trop sur son meneur de jeu Christian Eriksen. L’équipe a tendance à suivre la cadence imposée par son adversaire, elle sait gérer les temps faibles par des replis défensifs imperméables, et exploiter les moindres occasions de contre dans ces temps difficiles. Sur courant alternatif, les danois savent aussi garder le ballon et prendre leur temps afin de bien construire leurs actions, mais cela reste tout de même occasionnel, elle est beaucoup plus à l’aise en jouant en contre.

Ce que peut espérer le Danemark au Mondial

Si la France fait clairement office de favori, le Danemark devra lutter avec le Pérou (premier match) afin d’arracher sa place pour les 8e de finale. Avec un collectif beaucoup plus expérimenté et plus fort en termes de qualités, le Danemark a son destin en main pour faire rêve son peuple.

Yan Houdry

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