En écrasant son dauphin monégasque, le Paris Saint-Germain a officialisé son titre de Champion de France, le 7e de son histoire, à 5 journées de la fin. Le PSG a une nouvelle fois montré sa nette supériorité dans son championnat par un nouveau score fleuve, et n’a pas douté de la saison sur l’acquisition du titre. Alors le PSG est-il trop fort, ou la Ligue 1 est-elle trop faible ?

Un PSG construit pour la C1

Remporter les trophées nationaux pour le club de la capitale est devenu une formalité, à l’exception de la saison passée, logique en conséquence des sommes investies par les Qataris. Au moment de son sacre, le PSG compte 87 points, 103 buts marqués et 17 victoires en 17 matchs à domicile. Si le Paris Saint-Germain a été bâti pour remporter la Ligue Des Champions et que cela n’a pas encore payé, ce sont les clubs de Ligue 1 qui en subissent les conséquences. Des conséquences lourdes (6-2 contre Toulouse et Bordeaux, 5-1 et 5-0 contre Metz, 8-0 contre Dijon, 5-0 contre Angers, 5-2 contre Strasbourg, 6-1 contre Rennes), qui pour certains s’avèrent sévères en essayant de produire du jeu face aux parisiens. Mais s’il y a un point sur lequel la question de la concurrence est encore plus intéressante, c’est face à ses « concurrents » pour les places européennes. Sur les 6 dernières rencontres contre Monaco, Paris a marqué 23 buts et en a encaissé seulement 4. Contre Marseille sur la même période, c’est 17 buts marqués et 5 encaissés. L’OL s’en sort un peu mieux en ayant encaissé 12 buts et marqué 7 fois sur les 6 derniers matchs. Et si ces clubs manquaient d’ambition en Ligue 1 ?

Des concurrents sur le reculoir

Pour déresponsabiliser le Paris Saint-Germain, il faut analyser ce qu’il se passe à l’étranger. Comment ont fait Dortmund, Leicester ou encore l’Atlético pour un jour passer du statut de bon club dans leur championnat à champion ? Si la folie Leicester a été éphémère, les deux autres clubs cités restent toujours des concurrents aux titres au fil des années. Il est donc logique de se demander si les Monaco, Marseille et Lyon se donnent réellement les moyens de concurrencer le PSG. Avec des investisseurs, Monaco semble vouloir faire du bénéfice sur ses joueurs en priorité, et Marseille quant à lui n’a pas encore l’argent nécessaire pour un recrutement élevé afin de bâtir une équipe plus forte que l’actuelle. L’OL, second budget de Ligue 1, n’exploite pas son potentiel et est ralenti par des choix tournés principalement vers « l’institution lyonnaise », notamment en ce qui concerne la direction du club.

Il est évident que pour avoir en conséquence un tel écart, les deux « parties » y sont pour quelque chose. D’un côté, un club construit pour la Ligue Des Champions, et de l’autre, des clubs qui ne se donnent pas les moyens de faire plus que ce qu’ils font actuellement. Sur une saison, la différence est abyssale et sans appel, et elle a été parfaitement résumée hier soir.

(Photo by Jean Catuffe/Getty Images)

Yan Houdry

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