Vive la Coupe de France !

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Si les nombreux exploits des petits poucets de la compétition rythment et forment l’intérêt de la compétition, ils conduisent aussi les clubs amateurs à écrire une page de leur histoire en battant des équipes plus fortes qu’elles, performances très souvent saluées par la France du foot. Créée en 1917, elle est la plus mythique de notre football et permet à tous les clubs de France d’y participer. La demi-finale d’hier soir est l’occasion de revenir sur les exploits qui ont marqué la compétition et sa beauté dont les clubs amateurs font perdurer.

Des exploits pour l’histoire

Si la Coupe de France est généralement remportée par les clubs les plus huppés de France, elle regorge de quelques exploits retentissants. La première épopée marquante en date est celle de Nîmes en 1996, où le club du Gard a su éliminer trois clubs de Ligue 1, se hissant jusqu’en finale, et s’inclinant face à Auxerre dans les dernières minutes. 4 ans plus tard, c’est Calais qui surprend en sortant Lille, Cannes (D2), Strasbourg et Bordeaux (D1). Pour ce qui est de la finale, Calais aura le même sort que Nîmes, cette fois ci face à Nantes. Si ce sont ces souvenirs qui marquent les mémoires et font toute la beauté de la compétition, l’intérêt lui, se lie à ces clubs qui rêvent de l’impensable.

Quand l’intérêt se lie à l’émotion

Les « oui » se feraient rares si l’on demandait ce matin aux Français s’ils ont regardé la demi-finale opposant Les Herbiers à Chambly. Et pour cause, l’aura médiatique des deux clubs, mais aussi la diffusion du match sur Eurosport 2, qui n’est pas le meilleur moyen de promouvoir cette rencontre. Si la France se passionne à voir les David battre Goliath, c’est qu’elle aime se mettre du côté du plus faible, supporter l’outsider pour déjouer les pronostics, se joindre aux espoirs d’un club dont les joueurs ont un métier à côté de leur vie de joueurs et rêvent de battre les plus grands. Et pour preuve, l’épopée Quevilly, qui est arrivé jusqu’en finale face à Lyon en 2012, a eu le soutien de toute la France. Si ces exploits passionnent autant, c’est parce qu’ils idéalisent les parcours des spectateurs qui ont eux aussi, pour certains, participé à cette compétition avec leur club départemental.

Si l’on aime le football, c’est aussi pour cela, simplement car il transforme nos plus beaux rêves de footballeur en réalité. Vive la Coupe de France !

Yan Houdry

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