Coupe de France : Entretien avec Madimoussa Coulibaly, capitaine de Noisy-le-Grand

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Madimoussa Coulibaly, capitaine de Noisy-le-Grand
Madimoussa Coulibaly, juste avant d'affronter le Gazélec Ajaccio

Pour le premier 32e de finale de son histoire en Coupe de France, Noisy-le-Grand, pensionnaire de Régional 1, a éliminé un club de Ligue 2, le GFC Ajaccio (2-1), il y a plus de deux semaines. Retour sur cet exploit avec le capitaine francilien Madimoussa Coulibaly.

Comment avez-vous abordé ce match historique ?

Au départ, on a eu un peu de pression. Mais au fil des jours, on a abordé ce match comme un match classique avec des séances de préparation habituelles. Un 32e de finale en Coupe de France, c’était une première pour le club et pour beaucoup d’entre nous. On a insisté là-dessus dans le discours pour motiver les joueurs. Sur le terrain, on ne s’est pas trop posé de questions. On a pris ce qu’on avait à prendre.

Pouvez-vous revenir sur la physionomie du match ?

On avait pour objectif de ne pas encaisser de buts rapidement et de provoquer un maximum notre adversaire. On a eu la chance d’ouvrir le score sur un fait de jeu (contre son camp de N’Doye), dès la 4e. Après l’égalisation (16e), Ba est expulsé du côté corse et on marque sur l’action qui suit (43e). Il s’agissait ensuite de faire les efforts tous ensemble pour maintenir ce résultat. À la mi-temps, le coach nous a dit de rester concentrés et solides défensivement tout en évitant l’attaque-défense.

Vous êtes champion d’automne de votre groupe de R1, peut-on parler d’une équipe en confiance ?

On peut dire ça comme ça. On s’est fixé des objectifs en interne, comme finir invaincu en championnat sur la phase aller. Nous avons atteint cet objectif, une première satisfaction pour nous. La Coupe de France est un bonus. Notre force est notre solidarité sur le terrain. Le coach est très exigeant envers nous, il nous pousse à aller au bout de nous-mêmes.

Les clubs franciliens ont déjoué les pronostics. Est-ce que les victoires de Viry-Chatillon (R1) face à Angers et de l’Entente Sannois Saint-Gratien (N1) contre Montpellier vous ont donné la force d’y croire ?

On s’est servi de ces victoires. Viry-Chatillon évolue dans notre championnat, c’est une équipe contre laquelle on a déjà joué. On les a vus faire un exploit contre Angers, un club de Ligue 1. Je suis allé au stade voir l’incroyable performance de Sannois Saint-Gratien face à Montpellier, 3e de Ligue 1 à l’époque. Je ne vous cache pas que ça nous a donné une source de motivation supplémentaire. Eux l’ont fait, alors pourquoi pas nous qui avons quasiment le même niveau ? On a su saisir notre chance.

Une telle qualif, qu’est ce que ça a changé au quotidien ?

Il y a eu un petit changement. Je suis éducateur sportif à Noisy-le-Grand et surveillant dans un lycée public de la ville. Quand j’ai repris le boulot lundi au lycée, tous les élèves fans de foot m’avaient vu à la télévision et sont venus me féliciter. Au départ, ils ne comprenaient pas parce que je n’avais pas partagé ma passion du foot avec eux. Même le proviseur a eu un petit mot pour moi ! Des personnes me reconnaissent dans la rue et me disent : ” félicitations pour la victoire, vous avez représenté la ville à merveille ! ” Ça fait chaud au coeur.

La suite de cet entretien demain, avant le 16e face à Bastia !

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Matthieu Deveze

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