Les outsiders #5 : Sénégal

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Cela faisait 16 ans que les Lions n’étaient plus sur le devant de la scène internationale du football. Après son incroyable épopée de 2002, le Sénégal participera à sa deuxième Coupe du Monde en Russie. A l’instar du Maroc, les éliminatoires du Mondial ont été un jeu d’enfant pour la Mbarodi (surnom de l’équipe qui signifie lions en langue peule). Et à l’image des autres qualifiés africains, ce Mondial pourrait bien sourire aux sénégalais et devenir l’épisode 2 de l’épopée de 2002. Zoom sur une équipe au fort potentiel qui risque bien de briller.

Un grand potentiel offensif

Avec de nombreux joueurs passés par la Ligue 1, une grande partie de l’effectif sénégalais est connue en France, mais aussi en Angleterre avec quelques joueurs titulaires dans certains clubs de Premier League. Le Sénégal bénéficie cette année d’un effectif très bien fourni et surtout expérimenté avec une moyenne d’âge d’environ 27 ans. Sur le plan défensif, les sénégalais pourront compter sur Kalidou Koulibaly de Naples qui réalise une saison exceptionnelle, Papy Djilobodji, ou encore Youssouf Sabaly. Avec Kouyaté, Idrissa Gueye et Cheikh Ndoye, le Sénégal tient une présence physique impressionnante dans l’entrejeu. Mais la grande force de la sélection est l’armada offensive qu’elle possède. En effet, l’indétrônable Moussa Sow est toujours présent, et est accompagné de jeunes talents à ses côtés comme Keita Baldé, Sadio Mané, ou encore Ismaila Sarr. Mais ce n’est pas tout, en cas de pépins, le sélectionneur pourra tout de même compter sur Diafra Sakho de Rennes, Mame Diouf de Stoke City et Moussa Konaté d’Amiens.

Un entraîneur adulé

Capitaine de la sélection lors de l’épopée de 2002 qui avait vu le Sénégal créer la surprise et atteindre les quarts de finale, c’est comme un symbole qu’Aliou Cissé ait réussi à qualifier son pays pour son deuxième mondial, notamment grâce à ses forces offensives. En poste depuis 3 ans maintenant, il fait l’unanimité au sein de son groupe et auprès des supporters de par ses résultats mais aussi grâce aux prestations de l’équipe, qui ont notamment permis à ses joueurs d’être invaincus dans le groupe éliminatoire. Si le Sénégal manque encore de fluidité dans le jeu, Aliou Cissé a su infuser à son équipe une rigueur tactique, notamment le 4-4-2 et le 4-3-3 déjà très bien maîtrisés par les joueurs, pour avoir plusieurs systèmes à son arc face aux différents adversaires durant le Mondial.

Des individualités au-delà du collectif

Le Sénégal a certes un bel effectif mais Aliou Cissé a beaucoup de mal a donné une identité de jeu à cette équipe. Si l’état d’esprit de cette génération est semblable à celle de 2002, qui constitue la référence du football sénégalais (finale de la CAN et quart de finale de Coupe du Monde), le collectif manque de vivacité, de fluidité entre les différents compartiments du jeu. Cependant, l’ancien capitaine de la sélection a réussi à rendre cette équipe plus solide défensivement que lors de son arrivée il y a 3 ans. Mais les forces offensives sont tellement nombreuses qu’elles changent au fil des matchs, ce qui nuit beaucoup à une certaine stabilité et à la création d’automatismes.

Ce que peut espérer le Sénégal au Mondial

Tiré dans le groupe le plus homogène de ce Mondial, le Sénégal n’a pas grand-chose à envier à ses concurrents pour une place en huitièmes de finale. Si la Colombie et la Pologne semblent au-dessus des Lions, l’armada offensive sénégalaise a tout pour mettre à mal les deux favoris du groupe, et tenter, pourquoi pas, de rééditer l’exploit de 2002.

Yan Houdry

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